La Médecine du Sport

La médecine du sport

Si la grosse traumatologie (polytraumatisme, grosse fracture..) relève des services d'urgences, la "petite traumatologie" survenant ou non sur les terrains de sport relève le plus souvent de la médecine ambulatoire. Il  exister tois grands types de lésions aiguës :

Les accidents arthro-ligamentaires : entorse de cheville, genou, poignet, doigts, luxation de rotule, acromio-claviculaire....

Les accidents musculo-tendineux : claquage, déchirure, arrachement, contusion, rupture du tendon d'Achille...

Les pathologies osseuses traumatiques ou chroniques

Cette "petite traumatologie" est souvent négligée par le patient et le médecin ou traitée par des moyens démesurés  (plâtre). Pourtant notamment chez le sportif, cette pathologie nécessite un diagnostic précis (après un examen clinique soigneux et des examens complémentaires rapidement disponibles) et un traitement fonctionnel adapté, gage de la reprise rapide des activités ou de la fonctionnalité quotidienne en toute sécurité.

Les lésions mécaniques de l'appareil locomoteur

Ce sont d'abord les douleurs de la colonne vertébrale (lombalgies et sciatiques, dorsalgies, torticolis, cervicalgies et névralgies cervico-brachiales). Rarement graves mais volontiers très invalidantes, les affections rachidiennes nécessitent une prise en charge adéquate basée à la fois sur l'obtention rapide de l'antalgie et l'apprentissage du juste mouvement. Celui-ci préviendra de manière durable toute récidive. Un programme détaillé et personnalisé ainsi que des bases sur l'hygiène rachidienne sont alors délivrés.

Les pathologies de surcharge quant à elles (tendinite, ténosynovite, bursite, fasciite plantaire,...) nécessitent, le plus souvent, non seulement du repos et un traitement antalgique mais également une rééducation visant la correction du geste causal.

Enfin l'arthrose, en particulier au niveau des hanches, genoux, épaules, mains et rachis. Cette pathologie dégénérative apparaît lorsque la couche protectrice des os, le cartilage, commence à s'user. La douleur est le premier symptôme, la raideur (perte de mobilité) en est le deuxième.

La viscosupplémentation

Des injections, au sein de l'articulation arthrosique, d'acide hyaluronique (substance naturellement présente dans les articulations) peuvent être envisagées en cas de mauvaise réponse au traitement médicamenteux.  Le principe de ce traitement est d'augmenter la viscosité du liquide articulaire de manière à mieux amortir les chocs générés par les mouvements et à diminuer les frottements entre les surfaces cartilagineuses. Le traitement consiste en 3 injections réalisées à une semaine d'intervalle. On observe une diminution des douleurs rapidement au bout de deux à trois semaines. Ces injections sont très bien tolérées et le seul effet désagréable peut être une sensation douloureuse de courte durée, localisée à l'endroit d'injection.

Source : Dr Raymond Kadou | cm-alliance